L’écoute active › Écouter comment ?
Clarifier les propos
Pourquoi et Comment Clarifier ?
Quand on traverse des moments difficiles, les émotions et la frustration peuvent compliquer la transmission claire de ce que l'on ressent. Dans de telles situations, la personne qui offre son aide doit avoir la capacité d'aider la personne en difficulté à exprimer ses sentiments de manière plus précise. Une approche pour accomplir cela consiste à mettre en pratique l'écoute active et la clarification. En particulier, on peut utiliser la technique de correction des erreurs d'encodage en PNL lorsque simplement reformuler les mots ne suffit pas à éclaircir la situation. Cette méthode vise à améliorer la communication et la compréhension en se concentrant sur la manière dont les individus traitent et interprètent les informations.
MRH - Brain-Crash : Pratiquer la clarification avec l'écoute active
Correction des erreurs d'encodage selon la Programmation Neuro-Linguistique
La méthode de correction des erreurs d'encodage en PNL comprend les étapes suivantes :
Identification des erreurs d'encodage : Cette étape consiste à repérer les moments où la personne semble avoir du mal à comprendre ou à interpréter correctement les informations qu'elle reçoit. Ces difficultés peuvent être causées par des préjugés, des généralisations, des distorsions ou des omissions dans la façon dont elle traite ces informations.
Clarification des erreurs d'encodage : Une fois que les erreurs d'encodage ont été identifiées, il est essentiel de les éclaircir en dialoguant avec la personne concernée. Cela peut être accompli en posant des questions ouvertes qui encouragent la personne à fournir plus de détails, à réfléchir davantage sur ses perceptions, et à explorer les raisons pour lesquelles elle a interprété l'information de cette manière.
Recadrage des informations : Après avoir clarifié les erreurs d'encodage, il est utile de réorienter l'information afin d'aider la personne à adopter une perspective plus objective et à reconsidérer ses interprétations. Le recadrage peut inclure la présentation d'autres points de vue, la mise en évidence de nouveaux éléments, ou même la réinterprétation des faits.
Vérification de la compréhension : Enfin, il est important de s'assurer que la personne a bien compris les informations corrigées et qu'elle a intégré les nouvelles perspectives. Cela peut se faire en demandant à la personne de résumer ce qu'elle a compris, ou en l'encourageant à exprimer ses pensées et ses sentiments concernant les informations corrigées.
En améliorant la communication et la compréhension lors de la résolution de conflits, la technique de correction des erreurs d'encodage en PNL favorise l'harmonie entre les différentes parties du cerveau. En fin de compte, cette approche, combinée à l'écoute active et à la clarification, permet de rétablir la connexion entre les différentes parties du cerveau, ce qui facilite la résolution des conflits et la gestion des émotions.
Les erreurs d'encodage
Les préjugés, généralisations, distorsions et omissions sont des erreurs de traitement de l'information qui ont le potentiel d'entraver la communication et la compréhension entre les personnes impliquées dans un conflit. De plus, elles peuvent aggraver la résolution du conflit en créant des malentendus ou en exacerbatant les tensions.
Préjugés : Les préjugés consistent en des opinions ou des croyances préconçues qui ont le pouvoir d'influencer notre perception et notre interprétation des informations. Ils peuvent nous conduire à faire des jugements inappropriés ou injustes envers autrui, ce qui peut être source de tensions et de conflits.
Généralisations : Les généralisations sont des conclusions tirées à partir d'une expérience limitée ou d'un seul exemple. Elles peuvent engendrer des stéréotypes et des idées fausses à propos d'autrui. Les généralisations peuvent créer des attentes irréalistes ou inappropriées et déclencher des conflits lorsque ces attentes ne sont pas satisfaites.
Distorsions : Les distorsions impliquent des altérations de la réalité, déformant ainsi notre perception des événements ou des personnes. Elles peuvent prendre la forme d'exagérations, de minimisations ou d'interprétations erronées des intentions ou des émotions d'autrui. Les distorsions peuvent intensifier les conflits en nourrissant des sentiments négatifs ou en provoquant des réactions disproportionnées.
Omissions : Les omissions consistent en l'absence ou la suppression délibérée ou involontaire d'informations cruciales. Elles peuvent mener à des malentendus, des erreurs de jugement ou des conflits en privant les parties concernées des informations essentielles pour résoudre le problème.
En prenant conscience de ces erreurs de traitement de l'information et en s'efforçant de les corriger, il est possible d'améliorer la communication et la compréhension, ce qui facilite grandement la résolution des conflits et la gestion des émotions.
Comment gérer le conflit en fonction du niveau où il est arrivé ?
Au niveau 4, le seuil d'intervention est atteint. On "désamorce en descendant" : on commence par poser des questions pour comprendre le conflit plus en détail, en pratiquant l'écoute active et la clarification. L'objectif est d'identifier et de reformuler les besoins, les désirs, la frustration et les émotions en jeu. Souvent, cette démarche suffira à désamorcer le conflit, en neutralisant l'énergie qui le nourrit.
Aux niveaux 5 et 6, on peut essayer la technique du switch pour détourner l'attention vers un autre sujet. Si cela ne fonctionne pas, il est essentiel de permettre à la colère de s'exprimer mais de manière acceptable, c'est-à-dire en demandant à ce qu'elle ne soit pas dirigée contre l'autre personne impliquée dans le conflit. Il est crucial de refuser la violence et, si nécessaire, d'envisager des sanctions.
Si l'escalade émotionnelle se tourne vers la tristesse, la peur ou le dégoût plutôt que vers la violence, il est important d'accueillir ces émotions et de les laisser s'exprimer.
Lorsque le conflit atteint le niveau 7 et qu'un véritable affrontement a eu lieu, il est nécessaire de faire une pause. On sépare la personne qui a agi de la cause de son action, et on laisse au moins 20 minutes s'écouler pour que l'intensité de la violence retombe. On peut également tenter la technique du switch pour détourner l'attention vers un autre sujet. Ensuite, on peut revenir aux niveaux précédents, en commençant par le 5 ou le niveau initial, selon la situation.