L’écoute active › Reconnaître les émotions
Reconnaître les émotions
Écouter, ce n’est pas seulement entendre les mots. Celui qui nous parle nous dit aussi, souvent sans le savoir, ce qu’il ressent. L’écoute active commence par repérer cette émotion, puis par la nommer.
Repérer : les indices
- Les mots : « J’en ai marre », « Ça me tue », « Laisse tomber »…
- La voix : le ton, le volume, le débit, les silences.
- Le visage : certaines expressions (colère, peur, tristesse, joie, dégoût, surprise) se reconnaissent partout dans le monde, comme l’a montré Paul Ekman.
- Le corps : la posture, les gestes, la distance.
- La situation : ce qui vient de se passer pour la personne.
Nommer, sans juger
Quand on a repéré une émotion, on la propose à l’autre, comme une hypothèse :
« Tu as l’air inquiet… »
« J’ai l’impression que ça t’a mis en colère. »
« Ça a l’air de te peser. »
Si on se trompe, ce n’est pas grave : l’autre corrige (« Non, pas en colère : déçu ! ») et la conversation avance. C’est ce que Carl Rogers appelle le reflet des sentiments : la personne se sent comprise, et elle-même voit plus clair dans ce qu’elle vit.
Les pièges à éviter
- Dire à l’autre ce qu’il doit ressentir : « Ne t’énerve pas ! »
- Minimiser : « Ce n’est rien », « Il y a pire ».
- Interpréter à sa place : « En fait, tu es jaloux. »
- Oublier ses propres émotions : elles sont contagieuses. Reconnaître ce que je ressens, moi, m’aide à garder la bonne distance.
Pour vous entraîner, voyez le document « Expressions du visage » et le logiciel Face Tales de l’UCLouvain (liens sur la page d’accueil). Les pages suivantes vont plus loin : les émotions en jeu, la communication non verbale, l’empathie.