L’écoute active › Reconnaître les besoins
Le jeu du choix (William Glasser)
La théorie du choix selon William Glasser

William Glasser | Open Library
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Q - Bonjour Monsieur. Pouvez-vous vous présenter auprès de mes étudiants et étudiantes ?
R - Je suis William Glasser, médecin et psychologue. Au cours de ma carrière, j'ai développé des concepts clés pour aider les gens à mieux comprendre leur comportement et leurs relations, notamment à travers la théorie du choix et la thérapie de la réalité. Mon travail met l'accent sur l'idée que tous nos comportements sont des choix, et que nous avons le contrôle sur la façon dont nous agissons pour répondre à nos besoins fondamentaux : l'amour, le pouvoir, la liberté, la survie, et le plaisir.
Je m'efforce de montrer que, pour améliorer nos vies et nos relations, il est essentiel de comprendre pourquoi nous faisons ce que nous faisons, et comment mieux choisir des comportements qui mènent à des résultats positifs. J'ai également beaucoup travaillé dans les domaines de l'éducation et du management, en proposant des méthodes non coercitives basées sur cette théorie pour mieux gérer les gens et les aider à s'épanouir.
La mécanique du choix ?
Les besoins

Q - Pouvez-vous nous expliquer la mécanique de cette théorie choix ?
R - La "mécanique du choix" repose sur l'idée que tous nos comportements sont des tentatives pour satisfaire cinq besoins fondamentaux :
survie
amour et appartenance
pouvoir
liberté
plaisir.
Chaque action que nous faisons est un choix, qu'il soit conscient ou non, et ce choix vise à répondre à l'un de ces besoins.
2. La dissonance entre deux mondes
Ce schéma représente parfaitement le dilemme auquel nous sommes tous confrontés chaque jour de notre vie. À gauche, vous avez le monde tel qu’il est : une réalité objective, souvent imparfaite et en dehors de notre contrôle direct. C’est ce que nous observons, les événements et circonstances extérieures qui nous entourent. Et à droite, vous voyez le monde comme nous le voudrions, c’est-à-dire notre monde de qualité. Ce monde idéal est façonné par ce que j’appelle les images de qualité, c’est-à-dire les représentations mentales que nous avons de la manière dont les choses devraient être pour satisfaire pleinement nos besoins fondamentaux.
Les cinq besoins fondamentaux dirigent notre comportement à travers ce que j’appelle le comportement total. Ce comportement total, qui est représenté en haut du schéma, se compose de quatre éléments interdépendants :
les actions,
les pensées,
les émotions
les sensations corporelles.
Chaque élément influence les autres, et c'est en changeant nos pensées et nos actions que nous pouvons également changer nos émotions et nos sensations.
L'équilibre entre les deux mondes
La balance dans le schéma montre le défi constant de nos vies : nous voulons aligner le monde tel qu’il est avec notre monde comme nous le voudrions. Cette tension, cette dissonance (cf. bas de page) entre ces deux mondes nous pousse à agir, à choisir des comportements qui, nous l'espérons, nous rapprocheront de notre monde idéal, celui où nos besoins sont pleinement satisfaits.
Toutefois, vous ne pouvez pas contrôler directement le monde extérieur, mais vous pouvez choisir votre comportement. Vous avez la capacité de changer la façon dont vous pensez et agissez face à la réalité pour atteindre un équilibre. Si le monde extérieur ne correspond pas à vos attentes, c’est à vous de faire des choix comportementaux qui vous permettront de vous rapprocher de vos images de qualité.
En d'autres termes, ce que vous choisissez de faire, face à la réalité, est déterminé par ce que vous espérez accomplir : la satisfaction de vos besoins dans un monde où ces besoins sont comblés, où vous ressentez la sécurité, l’amour, le pouvoir, la liberté et le plaisir.
Votre comportement est la clé qui relie ces deux mondes, et en changeant vos actions et vos pensées, vous pouvez influer sur la balance.
En fin de compte, le concept illustré ici montre que tout ce que nous faisons est un comportement choisi. Nous ne sommes pas des victimes passives de nos circonstances, mais des acteurs qui choisissent des comportements en fonction de la façon dont nous voulons que notre monde soit.
C’est là tout le pouvoir de la théorie du choix : elle vous donne la responsabilité et le contrôle sur la manière dont vous vivez et répondez à vos besoins.
Je vous encourage donc à réfléchir à la manière dont vous pouvez ajuster vos comportements pour mieux aligner votre réalité avec vos aspirations, et ainsi créer un équilibre plus satisfaisant dans votre vie.
3. Le comportement
Voici comment cela fonctionne :
1. Le besoin déclenche le comportement : Lorsqu'un besoin n'est pas satisfait, nous ressentons une tension ou une insatisfaction. Par exemple, si vous vous sentez seul (manque d'amour ou d'appartenance), vous allez agir pour résoudre ce sentiment.
2. Nous imaginons des solutions : Nous avons en tête un "monde de qualité", une sorte d'image mentale de ce qui pourrait combler nos besoins. Si vous pensez qu'appeler un ami comblera votre solitude, c'est cela qui va guider votre choix.
3. Nous agissons : Vous faites un choix, comme appeler cet ami. C'est un comportement volontaire, même si parfois il peut sembler automatique.
4. Le feedback influence les choix futurs : Si l'action a réussi à combler votre besoin, vous êtes satisfait. Si ce n'est pas le cas, vous ajusterez vos comportements futurs pour trouver une meilleure solution.
La clé est de comprendre que nous choisissons nos comportements et que nous avons donc le pouvoir de changer ces choix pour améliorer nos vies (Remarque : Comme un bateau qui vogue dans et malgré les courants marins voire dans la tempête). Cela est central dans ma théorie du choix, qui propose d’abandonner la victimisation et de prendre la responsabilité de nos actions.
IAssistant
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La dissonance
Dissonance Cognitive - "Le paradoxe de la viande"
La dissonance cognitive, un concept introduit par le psychologue Leon Festinger en 1957, désigne le malaise psychologique ressenti lorsqu'une personne entretient des croyances, des attitudes ou des comportements contradictoires. Par exemple, si quelqu'un fume tout en sachant que fumer est nocif pour la santé, cette contradiction entre la connaissance et l'action crée une dissonance.
Pour réduire ce malaise, les individus cherchent souvent à modifier leurs croyances ou à justifier leurs comportements de manière à restaurer une cohérence interne. Ils peuvent par exemple minimiser les risques associés à la cigarette ou se persuader que les bénéfices perçus (détente, plaisir) en valent la peine.
Lorsque deux personnes sont en opposition, cela ne crée pas nécessairement une dissonance cognitive chez chacune d'elles. La dissonance cognitive survient principalement à l'intérieur d'un individu, lorsque celui-ci ressent un conflit entre ses propres croyances, attitudes ou comportements. Par exemple, une personne pourrait être en désaccord avec quelqu'un d'autre sans ressentir de malaise interne, tant que ses croyances et comportements restent alignés avec ses propres valeurs.
Cependant, il peut y avoir dissonance cognitive si, par exemple, une personne se retrouve en opposition avec quelqu'un qu'elle apprécie, admire, craint et que cela entre en contradiction avec son désir de maintenir une relation harmonieuse avec cette personne. Dans ce cas, la personne pourrait ressentir une tension interne, car elle doit concilier son désaccord avec ses sentiments positifs envers l'autre.
En somme, l'opposition avec une autre personne ne crée pas directement de dissonance cognitive, sauf si cela déclenche une contradiction interne chez l'individu.
Le Rap du Choix
Introduction